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Press/Reviews 2010

Keyboards Recording- home studio

Keyboards Recording- home studio, le magazine de la création musicale chronique Empreintes Digitales

Paru sur le numéro 252 de juin 2010, actuellement en kiosque :


Keyboards Recording- home studio, le magazine de la création musicale chronique Empreintes Digitales
(...) "une véritable fusion de pop musique à la française" .

"Tous les artifices et ingrédients nécessaires à la réalisation de bonnes compositions pop ont été mélangés et assumés pour réaliser cet album. Produit par Christian Morfin, également multi musicien additionnel sur certains titres, les 14 titres sonnent avec fraîcheur. Côté réalisation, rien à redire, même si parfois l'ensemble manque d'ampleur dans le positionnement stéréo."

keyboardsrecording.fr

Keyboards Recording- home studio, le magazine de la création musicale chronique Empreintes Digitales



Gilles Verlant trouve "Empreintes digitales" épatant

Gilles Verlant (biographe de Gainsbourg, homme de plume, de télé et de radio) a posté un billet à propos de mon album qu'il qualifie d'épatant. Merci à Gilles d'avoir posé plus qu'une oreille distraite sur ce disque et d'en avoir fait son parti.


Gilles Verlant trouve

La chronique de Gilles Verlant

"Ben Popp chante en français, il s'autoproduit et a déjà publié plusieurs albums, y compris une compile délicieuse intitulée "Même pas peur". Mais là, avec "Empreintes digitales", il dit avoir enfin réalisé son "vrai premier album", avec un producteur et des musiciens invités. C'est un détail : ne comptent à mes yeux &... oreilles que l'écriture talentueuse, la qualité des compos et la douceur de la voix au service de textes ancrés dans notre temps, souvent grinçants, infiniment supérieurs à 90% des choses publiées par les majors."

gillesverlant.com

www.musiciens.biz

Interview : Ben Popp, "regarder la société et les gens pour voir comment ils vont"

Tu nous avais habitués à un rythme de sortie de cds quasi-annuel, or il s’est écoulé plus de deux ans depuis « Sur du vent », avant que ton dernier album « Empreintes digitales » ne voie le jour. Qu’as-tu à dire pour ta défense ?

J'étais un peu lassé de sortir des brouillons. C'est ce qu'on est un peu obligé de faire quand on bosse seul, ou presque, avec des budgets liliputiens. C'est pas mon métier non plus, le son c'est un vrai métier qui demande un talent (la subjectivité de l'oreille), un savoir faire. Je bossais depuis 2004 avec Michel Gullo, j'étais bien content du travail qu'il faisait, pour l'implication que je lui demandais avec un budget dérisoire. On en revient toujours au même problème : pour qu'un disque sonne, il faut de l'argent. Et ne parlons pas de l'argent qu'il faut pour le faire connaître. Il faut les moyens d'une industrie que je n'ai pas. J'ai juste pris le temps de monter un projet sérieux.

Ce qui frappe de prime abord, c’est la qualité de réalisation de cet album. A quoi est-elle due ? Nouveaux moyens ? Nouvelle équipe technique ?

Elle est due au talent des musiciens qui m'accompagnent et de celui qui a fait le son et a joué le rôle de producteur artistique, Christian Morfin. C'est quelqu'un de brillant dans son domaine. Comme les autres acteurs du disque, le batteur (Le 7ième rêveur, batteur d'Ames de Construction Massive, le pianiste Richard Vecchi, les guitaristes Christian Pruneau et Pierre Walther qui sont dans mon groupe de scène, Eric et Jacques Parmantier de Malin Plaisir et notre cadette, Sidonie Richard, notre bassiste. Tous ont été extraordinaires.

On découvre également une palette vocale, ainsi que le traitement de la voix, beaucoup plus variés qu’auparavant. Avais-tu la volonté d’interpréter différemment tes chansons ?

J'ai toujours traité chaque chanson selon sa spécificité, essayé de la rendre différente des autres. Ça n'a pas changé. Peut-être que cette impression que tu as vient de conditions techniques optimales, du guidage de Christian derrière la console et du vrai son qu'il a fait sur la voix. Peut-être aussi de mes exigences plus poussées que pour une simple maquette faite à la maison.

Cet album sonne très groupe, presque live. Est-ce dû à l’apport de nouveaux musiciens ou bien la mise à l'écart des machines ?

C'est rendu au mixage, et puis c'est le talent de chacun de jouer en phase avec les autres. Tout a été pourtant enregistré instrument par instrument.

On parle souvent pour un artiste d’album « de la maturité ». C’est l’impression qu’on retire à l’écoute d’ « Empreintes digitales ». Penses-tu avoir franchi un cap avec ce cd?

Aux yeux des gens oui. Il leur est difficile de passer au-dessus d'un mauvais son pour voir ce qu'il y a derrière. Même s'il y a un fond, si la mise en forme est baclée, pas alignée sur ce qu'il se fait de bon, ça va paraître mauvais. Moi, je ne le vois pas plus mûr au niveau de l'écriture que, par exemple, « Sans mobile apparent » que j'ai sorti en 1998. Il n'y a pas les mêmes moyens ni les mêmes exigences. Avec des moyens professionnels et la même équipe, cet album vieux de douze ans paraîtrait tout aussi mûr.

Le joues-tu déjà sur scène ?

La moitié pratiquement, le reste on le pioche dans des titres sortis entre 2004 et 2007.

Ta carrière semble prendre un tournant depuis que tu es sur Lyon. Plus de scènes, un superbe album… il y a un micro climat ici ?

Le public répond plus présent, si je compare avec le sud où je sentais un marasme pour la découverte musicale. Les gens sont chaleureux à Lyon, on le voit après les concerts, on vient te parler simplement et gentiment de ce qui a touché, de ce qu'on a ressenti. Ça te booste le moral cette communication. On forme une super équipe avec mes musiciens, c'est une aventure humaine. C'est peut-être le principal. Venir à Lyon, ça m'a rapproché de quelqu'un avec qui ça avait fait tilt dès le premier arpège de guitare que je lui ai entendu jouer. C'était sur le premier album de Romain Lateltin, vers 2004. J'ai bondi sur le livret du cd pour m'apercevoir que c'était Christian Morfin qui jouait. Je me suis dit qu'il avait tout compris. Le bon goût, juste les notes qu'il fallait. Je n'imaginais pas alors avoir la chance d'enregistrer avec lui.

Tu es auteur, compositeur et interprète. Est-ce difficile d’imposer ses choix quand on apporte déjà tout un univers ?

Je n'impose rien, je m'entoure de personnes en qui j'ai confiance, dont le talent correspond à ce que je recherche. Il faut que ça colle. S'ils s'adaptent à mon univers bien déterminé qui a ses exigences, ça fonctionne.
Le dernier mot reste cependant le mien.

Pourquoi avoir choisi « Empreintes digitales » comme titre de l'album ?

Un auteur a toujours un peu le nez en l'air à humer les tendances, à regarder la société et les gens pour voir comment ils vont. C'est une éponge. L'empreinte digitale est au centre de nombreux débats actuellement. Que ce soient les tests ADN et l'identité, Big Brother qui peut relever nos traces sur la toile et sur nos disques durs. J'aime bien laisser le sens ouvert. J'aime bien la polysémie. Un enregistrement numérique, c'est aussi une empreinte digitale.
Je voulais aussi manifester que la création est nourrie inconsciemment de tout plein de petites choses glanées ci et là, qui nous imprègnent qu'on le veuille ou non et qui laissent leur empreinte.
J'ai revendiqué dès l'écriture certaines influences pour dire : « elle vient de là ma musique ! ». Du cinéma d'auteur (avec « le mépris » d'après Godard qui est un hommage direct), de la littérature (avec « une bouteille à la mer » qui développe l'idée d'un auteur qui m'a imprégné, Romain Gary), du rock qui m'a nourri (« sexe drogue ou rock'n roll » avec le choix de départ de rendre hommage à Ian Dury, à Substitute, Submission, Steppin' stone et autres Clash City Rockers mais avec de la distance et l'humour de celui que les poseurs amusent.)

Eric

Le Thou'Chant, webzine chanson

Empreintes digitales chroniqué par Le Thou'Chant, webzine chanson

Empreintes digitales chroniqué par Le Thou'Chant, webzine chanson

Ben Popp // EMPREINTES DIGITALES
2009. Autodistribué
C’est une agréable variété « popp-rock », parfois reggae, anglo-saxonne dans la forme, française dans les propos. Qui ne font pas particulièrement dans la bluette, malgré une voix qui pourrait facilement s’y prêter, mais explorent des thématiques sinon originales au moins bien amenées. Au catalogue, donc, l’après-guerre en Irak, le syndrome de Stockholm, le préservatif et le pape, les fumeurs, les problèmes de couple et pas mal d’autres encore. Avec toujours une patte, une vraie facilité d’écriture qui fait de chaque plage un petit plaisir en soi. Stakhanoviste du disque autoproduit, l’avignonnais Benjamin Popp doit en être à une trentaine désormais, en tout au plus vingt ans, dont au moins un qui en compile d’autres. Qui dit mieux ? Trop ne semble pas nuire à la qualité, ces Empreintes digitales sont produites comme il faut : musiciens pétris de talent, bonne prise de son et textes plaisants avec des vrais morceaux de grinçant dedans, d’émotion aussi. Ce serait même la première fois que Popp a (enfin) les moyens de son rock, de son art. L’album de la découverte ? Ça nous ferait plaisir d’un peu y contribuer. http://www.benpopp.com/

Michel Kemper

Une petite remarque, je suis originaire d'avignon mais établi à Lyon depuis 2007 (Ben)

www.musiczine.net

Musiczine chronique Empreintes Digitales

Musiczine chronique Empreintes Digitales

Vingt ans. 20 ans déjà que Benjamin chante. Sa carrière, il l’a en effet commencée en 1991. C’est dire s’il est resté discret depuis. Passant de démos aux petites scènes, l’Avignonnais regarde le temps passer sans grands moyens et sans jamais s’inquiéter beaucoup pour sa carrière. Il est vrai que la vie est difficile pour des tas d’artistes maintenus dans l’anonymat, faute de pouvoir se dégoter un producteur digne de ce nom et susceptible de croire en leur étoile.

Mais tout arrive à qui sait attendre. Christian Morfin endosse le rôle de la bonne fée pour Ben, près de 20 après ses débuts. Il lui monte un band de toutes pièces, tel un puzzle. Il emmène dans ses bagages ‘Le 7ème rêveur’ à la batterie et Richard Vecchi aux claviers. Rejoignent le band, quelques amis proches de Ben : Sidonie Richard à la basse, Pierre Walther à la guitare acoustique, Christian Pruneau à l’harmonica, les frères Parmentier aux guitares et ‘The Hippie’, préposé à tout sauf la batterie. Une dizaine de personnes en tout afin de lancer enfin une vraie carrière, d’enregistrer un véritable album.

« Empreintes digitales » est paru début de cette année. Quatorze chansons ‘peuplent’ la réalisation tant espérée. De la pop song bien fraîche, bien faite. Les mélodies sont faciles, accrocheuses, bref agréables. Les textes sont intelligents et actuels. Ils traitent de tas de problèmes qui contaminent notre monde. « Empreintes digitales » porte bien son nom. Chaque chanson est une trace de vie, un passage par lequel est visiblement passé Benjamin ou qui a laissé sur lui une ‘empreinte’… A vous de juger !


Écrit par Luc Herpoel - 25-03-2010

musiczine.net

www.ziknblog.com

Chronique sur Ziknblog.com : Ben Popp nous livre ses empreintes digitales

Fin janvier 2010, j’étais prêt pour ma première chronique CD de l’année. La chose semblait familière d’autant qu’il s’agissait du nouveau disque de Ben Popp, l’un des artistes les plus prolifiques de la toile. Pourtant cette fille mystérieuse sur la pochette, enveloppée de buée, semblait annoncer le mystère d’une nouveauté que je ne faisais que pressentir.


Chronique sur Ziknblog.com : Ben Popp nous livre ses empreintes digitales
Le mystère s’est dissipé à la première écoute. Empreintes digitales débute sur un Angélique et diabolique d’une rare efficacité avec une batterie très présente, une basse bien dosée et des guitares transparentes. On n’était pas habitué à ce son et pour cause : Ben était devenu le spécialiste du « kitchenware », bidouillant lui-même ses chansons, seul ou à deux, dans sa cuisine.
Cette fois, Ben s’est entouré d’une belle équipe de musiciens regroupés en studio derrière l’arrangeur Christian Morfin. Du coup, les ingrédients habituels de la Popp musique révèlent toute leur saveur. La voix fine est mieux placée que jamais. Les mélodies, toujours légères et accrocheuses, s’aromatisent parfois de reggae (Ce chassé croisé) ou de country (l’harmonica d’Une bouteille à la mer et la slide du Rêve américain). Et même si elles nous laissent savourer quelques ballades, les titres rock de l’album sont à mon goût les plus réussis : pour preuve, l’excellent Sexe, drogue ou rock’n’roll, servi tout riffs dehors.

Quant aux textes, on retrouve l’appétit de Ben Popp pour les histoires à demi-mot et les calembours légers. Les femmes restent pour lui une grande source d’inspiration mais il s’affirme aussi plus nettement sur des thèmes comme l’après-guerre en Irak ou la capote et le pape (le très bon Sortir couvert). Ben se prendrait-il au sérieux ? Aucun risque, comme le confirme le dernier titre de l’album (Les chanteurs à textes) où il relativise avec humour le pouvoir de ces mots d’artiste. Le Ben Popp 2010 est manifestement un grand crû. A déguster sans attendre !

Ben Popp : le site officiel pour acheter ou télécharger l’album


Une chronique d'Eric Maïolino parue chez ziknblog

 

Contre-culture.info

Contre-culture.info chronique Empreintes Digitales

Contre-culture.info chronique Empreintes Digitales

Après de nombreuses démos Ben Popp présente "Empreintes digitales" comme étant son premier album. C'est aux côtés de Christian Morfin qui a assuré la production tout en apportant ses talents de guitariste sur de nombreux titres, et de musiciens expérimentés tel que Richard Vecchi que Ben Popp s'est donc lancé dans l'élaboration de cet album autoproduit à la pop raffinée et ultra efficace dont certains devraient s' inspirer.
On retrouve des accents rock sur "sexe drogue ou rock and roll", country sur "le rêve américain", et reggae, sur "ce chassé croisé", avec toujours une voix pleine de douceur, ce qui en fait un album aux titres variés, dont on ne ressent aucune lassitude.
J'ai un faible pour la très jolie ballade, "le mépris", dont le chant et le timbre n'est pas sans rappeler Yves Simon. Si les compositions sont légères et accrocheuses, les textes sont quant à eux très bien écrits, à l'image de "sortir couvert", sur lequel Ben Popp évoque le préservatif et le pape. "Empreintes digitales" pose donc ses marques, entre raffinement, légèreté, textes intelligents et mélodies accrocheuses tel "Ma mémoire seule" qui avec ses guitares tranchantes est l'un des meilleurs titres. Quant à la conclusion avec "les chanteurs à textes", elle laisse une belle part d'auto-dérision.
Je vous laisse donc découvrir ci-dessous deux vidéos extraites de l'album avec les titres : "Angélique et diabolique" et "complètement à l'ouest", mais aussi les deux extraits : "Le mépris" et "Ma mémoire seule" et vous aussi vous aurez peut être des "empreintes digitales" sur vos oreilles...

Guillaume Joubert

contre-culture.info/article-ben-popp-empreintes-digitales

www.zikannuaire.com

Empreintes digitales chroniqué sur zikannuaire.com

Empreintes digitales chroniqué sur zikannuaire.com

Si cette formation cumule pas mal d’années d’existence au compteur, le groupe considère que cette trace indélébile est leur véritable premier album. Ça n’a pas empêché Ben Popp et ses acolytes d’exister jusqu’alors, de tourner et de faire de belles rencontres qui ont engendré ce projet d’enregistrement. Ben a la voix douce et langoureuse, et un goût pour la diversité qui donne une réelle couleur pop à son univers. Les textes empreints de poésie et de douceur, d’humour et d’ironie, touchent à toutes sortes de sujets : de la politique à l’amour, des rêves au mépris.

Sur des rythmiques reggae souffle un vent de légèreté, il ne s’agit pas pour Ben de lever un point revanchard en hurlant à l’injustice. Il fait plutôt passer ses messages en douceur et ça n’empêche pas ses mots de faire mouche.

Ben Popp nous propose une palette des couleurs teintée d’humanisme pigmentée de riffs de blues plutôt agréables. Le bon vieux thème Sexe Drogue et Rock & Roll est sorti pour la énième fois des placards, à peine épousseté et pas vraiment indispensable. On lui préfèrera largement les balades country « Une bouteille à la mer » où Ben se joue des mots sans bouder son plaisir, ou cet instant de rêve américain placé à l’échelle du monde. Il a le sens de la répartie même quand il enfonce quelques portes ouvertes, même quand il se moque de ses propres jeux de mots poussés à l’extrême.

Quelque soit le rêve de Ben, il l’évoque toujours en français dans le texte avec une touche de naïveté et d’autodérision qui le rendent plutôt sympathique. Le groupe propose ici une belle galette pop-rock, bien produite, dans l’air du temps mais pas follement originale, pour être tout à fait honnête.

Lucy pour zikannuaire.com

La chronique dans son contexte

www.musiciens.biz

Empreintes digitales, deux chroniques sur musiciens.biz

Ben Popp, empreintes digitales : deux chroniques
Deux chroniqueurs s'attaquent à "empreintes digitales", Eric , puis Pierre Darmon


Empreintes digitales, deux chroniques sur musiciens.biz
Une chronique d'Eric (janvier 2010)

Deux ans… Il aura donc fallu attendre 2 ans avant de retrouver Ben Popp sur nos platines. Le Stakhanov de l’autoproduction, l’artiste le plus prolifique de la scène alternative ne nous avait pas habitués à un tel silence. On se perdait alors en conjectures… Avait-il décidé de se « retirer de la vie musicale » comme d’autres de la politique en avril 2002 ? De quitter la société moderne pour vivre en ermite dans sa campagne ardéchoise ? D’entrer dans les ordres ? On était sur le point de lancer un avis de recherche lorsqu’on nous annonça la sortie de son dernier album : « Empreintes digitales » qui nous rassura totalement : Ben Popp était là, bien là même, et de quelle manière !

Doit-on parler de « dernier » album d’ailleurs ou de « véritable premier » opus ? On retrouve peu ou prou le même nombre conséquent de chansons (quatorze), la même veine créatrice, la variété de styles habituelle (rock, reggae, chanson, country), l’ironie mordante et familière, la poésie coutumière des textes. Alors, quoi de neuf Docteur ? Rien… et tout.

Car dès le premier titre, on perçoit immédiatement le changement : De « vrais » instruments, joués par de vrais humains, un son d’ensemble parfaitement équilibré, des arrangements subtils et efficaces… Que s’est-il donc passé ? Après une longue enquête, nos fins limiers ont retrouvé le coupable : Christian Morfin, arrangeur, producteur, musicien et ingénieur du son qui réussit à magnifier magistralement les compositions du néo-lyonnais.

Est-ce à dire que les précédents albums relevaient plus de la démo comme qualifiés sur son site ? Certes non, mais plus minimalistes certainement (à l’exception peut-être de « Septembre », co-réalisé par Silerêves). On sent que pour « Empreintes digitales », Ben Popp a pris tout son temps et mis les moyens nécessaires à peaufiner la production.

Les chansons, au style incomparable, sont toujours là, mais elles prennent une toute autre ampleur grâce aux nouveaux musiciens tout d’abord, au son et aux arrangements bien sûr, mais aussi à l’interprétation et au traitement de la voix beaucoup plus variés qu’à l’accoutumée.
Le terme « d’album de la maturité » est parfois galvaudé. Il prend tout son sens ici, tant l’on sent que l’artiste a franchi une étape significative dans sa carrière. Ce n’est peut-être pas un hasard d’ailleurs, puisqu’il a quitté sa nature ardéchoise pour rejoindre la capitale des Gaules et tourne régulièrement avec sa nouvelle équipe depuis.

On ne peut que conseiller d’acquérir « Empreintes digitales ». A ceux qui suivent Ben Popp tout d’abord, car ils seront bluffés par la qualité du travail tout en retrouvant sa « patte » familière, et à ceux qui ne le connaitraient pas encore car cet album va inévitablement devenir un incontournable de l’autoproduction française.



Chronique discographique signée Pierre Darmon (février 2010)
Empreintes digitales de Ben Popp


La chanson, cette chose si bizarre et si simple, qui peut cristalliser la vie, la fondre en trois minutes, un refrain et quelques paroles sur une mélodie, détient parfois le pouvoir mystérieux de nous transformer. Pourtant, force est de constater que c’est comme la sauce mayonnaise : ça prend ou ça prend pas. Ce que l’on attend d’un « chanteur », c’est justement qu’il fasse entendre sa voix, c’est-à-dire que celle-ci nous parle avec ce qu’elle a d’irréductible, de subjectif, de plus intime. Franchissant la vitre bleutée d’Empreintes digitales, la voix de Ben Popp, toute en suavité et retenue, s’élève d’emblée dans toute sa singularité.

Ce qui fait la qualité première des chansons de Ben, c’est leur immédiateté. Ses chansons, si créatives et ouvertes, s’imposent comme évidentes. Elles coulent de source et on se plaît à s’enivrer de ces fleurs tout au long de cet album empli d’une maturité féconde et légère. Maturité : celle d’un artiste qui creuse inlassablement son sillon, enfant de Rimbaud et des Beatles.

Féconde : par l’ampleur des thèmes abordés, bien qu’on ait le sentiment qu’avec lui le moindre détail peut être le moteur d’une chanson. Légère enfin, car il y a ici un ton fait de nuances toutes en demi-teintes qui signifie : « je vous dis beaucoup plus que ce que je vous chante là ». Ben alterne les cuissons : feu vif, feu doux ou feu moyen ! Il excelle en effet dans la ballade post-moderne d’une fluidité exemplaire dans « Une bouteille à la mer », « Complètement à l’ouest » ou « Le syndrome de Stockholm ». À la manière des Oulipiens qui par collage refont l’histoire du Livre, Ben s’amuse à détourner les clichés « Les voyages forment la jeunesse », « les bons comptes font les bons amis », citations qui ici forgent toujours du « nouveau ». Le sens est en mouvement. Derrière la maîtrise parfaite d’écriture, c’est la chanson elle-même qui est mise à la question ! « Si comme moi vous êtes une pipelette » ose-t-il dire dans « Les Chanteurs à textes », lui si remarquable dans son économie de moyens, si peu « bavard ». Bien qu’il soit véritablement, lui, un chanteur à textes : quelqu’un qui soulève les jupes du langage, accole, rimaille et polit les paroles jusqu’à ce qu’elles aient l’éclat du diamant noir serti dans son indissociable mélodie. Complicité, détournements et évidents clins d’œil « Sexe, drogue ou rock and roll ».

Encore une fois, Ben dit beaucoup avec très peu de mots. Et il en a à dire le Ben Popp ! Sur la « capote » et le pape ( irrésistible « sortir couvert » et son mur du son), l’Irak (« le rêve américain ») ou les rêveries luxueuses de bohèmes parisiennes (« Un petit vélo dans la tête »). Ben aborde aussi les « grands » sujets : l’Amour (« Angélique et diabolique », « le mépris ») « sentiment trouble et obscur », et l’Homme, dans « Ce chassé croisé », à l’instar d’un fameux bronze de Giacometti. Une mine de perles fines forgées par un moissonneur des lilas. Mention spéciale à la production « top moumoute » : jeu flamboyant, un régal de guitares ondulantes, cristallines ou tranchantes, de claviers aériens et de pianos voluptueux, servi par une puissante rythmique basse/batterie. Un écrin de velours.

Un disque tout simplement lumineux et éclairant. Empreintes digitales est l’élégante signature bleutée d’un Grand.

Musicomania.ca chronique Empreintes digitales

Musicomania.ca chronique Empreintes digitales

Le Français d’Avignon Benjamin Popp roule sa bosse depuis 1991. Il ne compte plus le nombre de disques qu’il a autoproduits tellement il en a fait. Par contre, il nous offre son premier véritable album avec Empreintes digitales. Produit par Christian Morfin, le disque de 14 titres nous présente toute une brochette de musiciens talentueux incluant Richard Vecchi aux claviers, Sidonie Richard à la basse, Le 7ième rêveur à la batterie, ainsi que Christian Pruneau et Pierre Walther aux guitares. On peut également compter sur des musiciens invités : Éric et Jacques Parmantier, deux transfuges de Malin Plaisir, ainsi que The Hippie. Toute cette équipe ajoute de l’envergure à cet album contenant d’excellentes chansons pop françaises, parfois teintées de rock et toujours chargées d’une poésie efficace. Ces compositions de qualité réalisées avec un budget respectable permettent enfin à Ben Popp de vraiment éclore, presque 20 ans après ses débuts dans le métier.

Vidéoclip : « Les chanteurs à textes »


musicomania.ca

www.actuzik.com

Empreintes digitales sur actuzik.fr

Empreintes digitales sur actuzik.fr

La variété s’est dépréciée elle-même à force de chanteurs pour minettes aux mélodies niaises. Les Frédéric François et autres Didier Barbelivien ne lui ont pas écrit que des lettres de noblesse, loin s’en faut.

Alors, on recouvre parfois d’un voile pudique appelé « chanson française » la chanson dans la langue de Molière, on en appelle aux incunables Ferré ou Barbara pour définir un idiome référent.

Les petits jeunes ne s’y trompent pas : ils chantent majoritairement en anglais.

C’est aussi vers son héritage anglo-saxon que s’est tourné Ben Popp au moment d’écrire son album « empreintes digitales », un peu comme un rêve américain, chanté en français. Car de l’Amérique, il en est question au détour de chacune des quatorzes de ses chansons. La country, la folk, le groove, le rock’n roll, le jazz, la soul qui nous cueillent sur ce disque viennent de là et certainement pas de la variété dont on parlait plus haut.

Il y a sur ce disque une manière très rock’n roll de faire, même avec le reggae, et une simplicité évidente dans l’écriture qui la rend facilement accessible. Ben Popp a une voix originale qu’on aimera ou qu’on n’aimera pas, suave, très douce avec une pointe de voix éraillée qui ne demande qu’à se voiler.

Le dernier point pas encore abordé dans cette mini analyse restent les textes, en français. Ils sont très bien tournés avec une certaine maîtrise de l’écriture. Il y aborde des thèmes de société (la position du Pape sur le préservatif, l’après guerre en Irak, la culpabilisation des fumeurs) ou liés à l’individu (l’insomnie, le syndrome de Stockholm, la solitude, les difficultés du couple) avec une fin ironique qui se moque des « chanteurs à textes » qui se posent en haut parleurs de la société.

Empreintes Digitales est un disque riche, d’une grande variété, au sens de diversité.

actuzik.fr/sortie-dempreintes-digitales-nouvel-album-de-ben-popp/

www.mytube.fr

Empreintes digitales : Interview sur mytube.fr

Empreintes digitales : Interview sur mytube.fr

Son nouvel album est prévu pour novembre. Il s'appelle "Empreintes digitales" et il présente quatorze titres de couleurs variées. Un clip est déjà sur le net comme signe avant coureur de ce nouvel opus de Ben Popp.

Qui est Ben Popp ?

Je suis un chanteur hors du circuit des labels depuis toujours. Je produis mes disques moi-même ainsi que mes clips. Je me produis en concert également. Mais Ben Popp c'est aussi devenu un groupe de cinq musiciens lyonnais sur scène et d'une dizaine de musiciens lyonnais sur ce nouvel album.

De ce nouvel album, on ne connaît qu'un titre pour l'instant. Quel est son sens ?

C'est une chanson sur la dérive du contrôle de notre société sur tous nos faits et gestes qui deviennent par trop criminalisables (si je ne fais pas un néologisme avec ce terme). On a d'un côté une société qui part a volo (les dérèglementations dans le travail, la crise financière qui paupérise etc), qui fait l'apologie du bling bling et des paillettes mais qui est prête à tomber à bras raccourcis sur chacun de nos écarts. C'est traîté avec dérision, le fumeur est considéré comme un irresponsable criminel.

Quelle sera la particularité de ce nouvel album ?

Peut-être sa diversité (reggae, jazz, rock, soul, pop, country), parce que j'aime les musiques en général. Et puis c'est mon premier album vraiment produit, et ce de main de maître par mon ami Christian Morfin et sur lequel jouent d'excellents musiciens comme Sidonie Richard et Eric Parmantier à la basse, Richard Vecchi aux claviers, Le 7ième rêveur à la batterie et Christian Pruneau, Pierre Walther, Eric et Jacques Parmantier ainsi que Christian Morfin aux guitares.

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