En voilà un de disque cool. Un chant en laid back avec une voix sensuelle sur une musique aux atmosphères variées. Parfois ça tend vers le rock, parfois la pop ou le reggae, mais c’est toujours hybride. Le fait de chanter en français aussi rajoute à cette impression d’écouter un truc romantique alors qu’en fait Ben Popp pourrait très bien vous susurrer à l’oreille d’horribles choses sur les amours malheureuses de tout un chacun. On sent une envie de fouiller dans divers recoins de la musique même si ce long disque reste cohérent et empreint d’un style que l’auteur semble avoir trouvé entre easy listening et rock alternatif. Ça commence sur les amours de Juliette et Roméo pour s’achever sur le constat que nous sommes tous des enfants de la béatitude. Car, même s’il est évident que ce disque a décidé de s’attaquer à nos sens par sa sensualité rampante, il est bien décidé à agiter quelques uns de nos neurones tout en nous rendant accrochés à ses mélodies efficaces. C’est un disque intimiste et minimaliste, parfois étonnant, auquel les comparaisons manquent parfois, et qui s’inscrit dans la lignée des chansons à texte en français, avec un peu de glamour, un peu de tristesse et de mélancolie, parfois même de la gravité. On accrochera ou pas, ça c’est sûr, car on rentrera dans ce monde là ou il restera hermétique.